Qu’est-ce que la norme Euro 4 et la vignette Crit’Air vont changer ?

Depuis janvier 2017, la nouvelle norme Euro 4 s’applique aux motos et aux scooters. Si les véhicules qui ne sont pas homologués Euro 4 ne sont pas interdits, ils sont tout de même pénalisés par le prix plus élevé de leur vignette Crit’Air qui indique le taux de pollution CO2 et sonore.

C’est quoi la norme Euro ?

La norme Euro, c’est une idée et un concept qui a vu le jour en 1990. C’est une norme imposée à tous les pays de l’Union Européenne et qui a pour objectif d’imposer aux constructeurs automobiles des normes sur les voitures, les motos et les scooters qu’ils produisent, dans le but de réduire les émissions de gaz à effets de serre, le CO2 en tête.

Depuis presque 30 ans, l’évolution de ces normes a poussé les constructeurs automobiles de tout le continent à multiplier les innovations techniques pour filtrer les gaz d’échappement des véhicules, mais aussi à limiter la pollution sonore qu’ils peuvent produire. En effet, ces normes englobent toutes les pollutions possibles et s’appuient sur les recherches les plus récentes.

À l’heure actuelle, la norme Euro est divisée en 6 classes. Chaque classe concerne un type de véhicule, de la voiture jusqu’au camion, en passant par la moto et le scooter. Chaque classe possède ses propres exigences et impose un cahier des charges précis et strict aux constructeurs de tous les modèles existants.

Comment fonctionne la vignette Crit’Air ?

Dernière grande nouveauté en date, la vignette Crit’Air est étroitement liée à la question de la norme Euro. La vignette, qui doit être collée en évidence sur le pare-brise de tous les véhicules immatriculés en France, atteste du niveau d’émission de pollution du véhicule, dans le cadre de la norme qui le concerne.

C’est-à-dire que la norme Euro 4, qui concerne les deux-roues et les trois-roues, prévoit un seuil d’émission de pollution limite à ne pas dépasser. Cependant, les véhicules dont les émissions se trouvent au-dessous de ce seuil sont notés selon un barème fixé pour déterminer facilement le niveau d’émission. Évidemment, plus la voiture est polluante, plus la vignette coûte cher.

Il existe 5 niveaux de vignettes Crit’Air, le premier étant le moins polluant et le cinquième niveau le plus polluant. La vignette verte est distribuée aux voitures, motos et scooters électriques qui n’émettent donc pas de CO2 ou d’autres polluants atmosphériques. La vignette Crit’Air permet également, en cas de pic de pollution, de limiter l’accès à certaines zones aux voitures trop polluantes.

Nouvelle norme Euro 4 pour réduire le taux de pollution

La nouvelle norme Euro 4, qui ne concerne donc que les motos et les scooters (qu’ils aient deux ou trois roues), a été mise en place depuis le 1er janvier 2017. Elle a pour objectif clair de réduire au maximum le taux de pollution émise par ces véhicules, que ce soit la pollution de l’air ou la pollution sonore.

Ainsi, les constructeurs ont été obligés de s’adapter à ces nouvelles normes, notamment en diminuant drastiquement les taux d’hydrocarbures, de CO2 et de monoxyde de carbone émis par les motos et les scooters. La pollution sonore est également ciblée puisque les 125 cm cubes sont désormais limités à 77 dB et les plus gros cylindres à 80 dB, soit le bruit d’un restaurant bruyant.

Enfin, la nouvelle norme Euro 4 impose également certains équipements de sécurité qui étaient, jusque-là, seulement optionnels. Le plus notable de ces équipements, c’est sans aucun doute le freinage ABS. Avec un système de freinage de ce genre, de nombreux accidents de deux-roues pourront être évité, notamment en 125 cm3 quand il pleut ou qu’il gèle. Une bonne nouvelle donc pour la sécurité routière de chacun.

Voiture, moto et scooters électriques émettent-ils vraiment moins de CO2 ?

La question peut sembler un peu tirer par les cheveux, parce qu’il est évident que les véhicules électriques émettent moins de CO2. Ils en émettent forcément moins puisqu’ils n’en émettent pas du tout quand ils sont en marche. Effectivement, un véhicule électrique ne produit aucun polluant qu’il laisserait s’échapper dans l’air quand il est en marche.

En revanche, la fabrication d’un véhicule électrique est, quant à elle, extrêmement polluante. En effet, les batteries électriques nécessitent une quantité importante de métaux lourds, précieux et rares dont l’extraction, le traitement et l’utilisation sont extrêmement polluants pour la région où tout cela est fait. Aujourd’hui, les écosystèmes de régions entières de la Chine sont ravagés pour plusieurs siècles à cause des véhicules électriques.

Enfin, ces batteries et ces véhicules électriques sont également polluants parce qu’ils ne sont jamais recyclés. Pourtant, les matériaux qui les composent ne sont pas biodégradables et ils sont même très polluants. La solution de la voiture électrique n’est donc pas aussi évidemment bonne que l’on voudrait nous le faire penser et une mobilité propre doit forcément passer par une mobilité plus douce, plus lente et une diminution du nombre de voitures fabriquées.