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Annecy 2026 : Pooya Afzali explore le destin tragique et le hasard fatal dans «Chance»

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Le Festival d’Annecy 2026 met en lumière un court métrage d’animation qui joue avec le destin et le hasard de façon inédite. Pooya Afzali, réalisateur iranien, dévoile « Chance », une œuvre pleine d’humour noir et de réflexions. Le film mêle événements historiques et fatalités absurdes.

Au cœur de cette création, la question profonde du pourquoi la mort frappe à certains moments et pas d’autres. Comment le hasard, invisible mais puissant, peut-il sceller notre sort ? Ne bougez pas, ce film va secouer vos idées reçues.

Annecy 2026 : « Chance » plonge dans le hasard fatidique et le destin brisé

Pooya Afzali revient au Festival d’Annecy avec un court qui s’attaque frontalement à la mort, sans tabou ni pathos excessif. Le film part d’une expérience personnelle douloureuse : le diagnostic grave de la maladie de son père. Ce choc a bouleversé son regard sur la vie et la mort.

De cette réalité naît la conviction que tout est porté par le simple et cruel hasard. Ni la science ni la philosophie n’y peuvent rien. Dans « Chance », ce n’est pas seulement le destin, mais la manière imprévisible dont la mort survient qui est au centre.

Exploration d’un hasard qui frappe sans prévenir ni logique

Le film s’ouvre sur la Grèce antique, avec une mise en scène à la fois drôle et tragique. Draco, premier législateur athénien, meurt d’une façon si absurde que c’en est presque un gag. Cette scène reflète une démarche originale : rire pour ne pas sombrer.

Afzali a choisi plusieurs épisodes historiques où des décès inattendus ont changé le cours des histoires. Pas question d’une morale simpliste. Juste l’idée que la vie se joue parfois sur un fil… ou une pile de vêtements!

Une animation iranienne qui mêle styles et tonalités pour stimuler les sens

Chaque séquence propose une ambiance musicale et graphique distincte, un vrai patchwork qui montre la richesse du métier en Iran. Six équipes ont travaillé sous la direction d’Afzali, chacune apportant une touche unique en 2D traditionnelle et en techniques coupées.

Ce melting-pot d’inspirations traduit aussi une volonté ferme : prouver que l’animation iranienne a du punch. Malgré les difficultés économiques et les obstacles politiques, ces talents parviennent à créer des œuvres qui parlent au monde entier.

Le hasard, entre tragédie et humour noir dans le cinéma iranien

Afzali refuse la victimisation. Son film manie le noir et l’absurde sans tomber dans le mélodrame. Chaque mort évoquée est une parabole tranchante sur l’imprévu, souvent hilarant dans sa cruauté. Un regard frais, qui donne aussi à réfléchir sur l’incertitude de la vie.

Le réalisateur a aussi dû contourner la crise financière et politique qui plombe sa profession. Financer ce type de projet en Iran relève de la gageure. Pourtant, par leurs propres moyens, les équipes ont réussi à sortir un film ambitieux, joué d’un humour décapant contre la fatalité.

Pooya Afzali et la mort, un regard sans détour ni fausse pudeur

Le film révèle que derrière la mort, il n’y a parfois que le hasard. Ce n’est ni la faute de la victime, ni celle d’une force divine ou d’une loi écrite. Simplement une conjonction improbable d’éléments. Ce constat désarme et dérange en même temps.

En refusant le drame facile, « Chance » incite à accepter la vie avec toutes ses incertitudes. Après tout, dans l’écologie comme dans la vie, on sait que tout ne se maîtrise pas. Il faut parfois accepter le désordre du monde, sans pour autant baisser les bras.

Source: fr.news.yahoo.com

L’autrice

Julie Glawi

Julie Glawi suit Annecy au quotidien pour Web Annecy : vie locale, culture, sorties, mobilités, lac, sport et petits sujets pratiques qui changent une journée dans le bassin annécien. Sa ligne : vérifier les infos, garder le terrain en tête et écrire pour les habitants avant d’écrire pour les robots.

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