Le nouveau stand de tir à Sacconges, près d’Annecy, devait ouvrir ses portes cette année. Pourtant, officiellement, le silence radio règne. Les habitants attendent toujours des nouvelles claires sur l’avancement du projet militaire.
Les travaux, engagés depuis plusieurs années, soulèvent beaucoup d’interrogations locales. Riverains et observateurs réclament des réponses plus nettes, car l’ombre du Semnoz n’a pas calmé leurs inquiétudes.
Annecy et Sacconges : un projet militaire attendu mais contesté
Le 27e Bataillon de chasseurs alpins prépare un nouveau stand de tir pour mieux s’entraîner. Cela fait plus d’un siècle que cette unité s’exerce dans le secteur. Le nouveau site ouvert évolutif (STOE) veut moderniser leurs entraînements.
Le chantier avance, ou du moins c’est ce qu’on croyait. Officiellement, la livraison était programmée pour juin, avec une mise en service en septembre. Mais aucune info récente ne vient confirmer ces dates précises.
C’est frustrant pour ceux qui vivent juste à côté. Les riverains craignent davantage de nuisances, du bruit notamment, qui viennent perturber leur quotidien, souvent serein jusqu’ici.
Les inquiétudes des habitants face à un projet gros producteur de bruit
Le stand s’étend sur une zone agricole, désormais transformée en terrain militaire. Cela déplaît évidemment, il faut bien le dire. Un endroit paisible se voit grignoté par une construction qui promet des détonations fréquentes.
On ne parle pas que de tirs occasionnels. Le 27e BCA compte former ici ses soldats de manière intensive. La crainte des riverains ? Que ces entraînements augmentent en fréquence, y compris de nuit. Impossible de trouver un compromis clair à l’heure actuelle.
Pourtant, le dialogue semblait sur le point de s’améliorer. Une rencontre entre la mairie, le bataillon et les collectivités s’est tenue sous pression il y a plusieurs mois. Mais depuis, rien. Un blanc qui accroît la suspicion, vous vous en doutez.
Une mairie et un bataillon qui jouent la montre ou la prudence ?
La ville d’Annecy, moteur de cette initiative, a validé une modification du Plan Local d’Urbanisme à Seynod. C’est grâce à ça qu’on peut installer ce stand dans une zone jusque-là agricole. Une décision impactante, prise fin 2023.
Mais depuis, les promesses de mise en service avant la fin 2023 ont glissé vers une date indéfinie en 2026. Pourquoi ce flou ? L’absence d’informations définitives nourrit toutes sortes de spéculations.
On imagine que des enjeux de sécurité, de respect environnemental ou même de relations publiques entravent le projet. Pourtant, si le chantier touche à sa fin, pourquoi garder un tel silence ?
Quels impacts écologiques pour cet équipement militaire à l’ombre du Semnoz ?
Le hameau de Sacconges, dans une commune déléguée de Seynod, est entre forêt et terres agricoles. Transformer un bout de campagne en champ de tir, c’est forcément intervenir sur un milieu naturel sensible.
À l’heure de la transition écologique, on ne peut pas balayer d’un revers de main ces questions. Le bruit et la fréquentation militaire réduisent la qualité de vie, mais c’est aussi l’habitat local qui pourrait en pâtir.
Sans transparence, difficile d’évaluer l’empreinte carbone ou les perturbations sur la biodiversité environnante. Ce flou nourrit la défiance. C’est pourtant un point crucial à éclaircir pour tous, citoyens comme élus.
Source: www.ledauphine.com
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