Annecy · Le journal local
Annecy : Plus de 200 manifestants unis sous le slogan « Non au permis de tuer » contre une proposition de loi controversée

Plus de 200 personnes ont défilé ce samedi à Annecy, brandissant le slogan « Non au permis de tuer ». Ce rassemblement s’oppose à une proposition de loi qui fait grincer des dents partout en France. Entre colère et inquiétude, la mobilisation a pris un air d’urgence.
Annecy face à une loi qui divise les citoyens en 2026
La proposition n°691 vise à instaurer une présomption de légitime défense en faveur des forces de l’ordre. C’est un pas de plus vers une impunité totale, dénoncent les manifestants. Ils craignent une dérive grave où la police pourrait agir sans être tenue responsable après un tir mortel.
À Annecy, ce samedi, plus de 230 citoyens se sont réunis entre la préfecture et le centre commercial Courier. Ce n’est pas juste une voix qui s’élève mais toute une foule, des familles, des associations et des jeunes, venus crier leur refus. La peur d’une législation qui faciliterait des violences d’État n’est pas infondée, loin de là !
« Non au permis de tuer » : un cri d’alerte national
Cette mobilisation locale fait partie d’un mouvement plus large qui réunit près de quarante villes en France. La date du 20 septembre 2026 marque une « grande marche unitaire » contre cette loi controversée. On ne parle plus seulement de droits humains, mais d’un véritable combat pour la justice et la vérité.
Familles de victimes, syndicats et partis de gauche ont trouvé un terrain d’entente inédit. Ils veulent empêcher que la police obtienne un « permis de tuer » qui passerait outre toutes enquêtes ou poursuites. En clair, après un tir, plus d’interrogations, plus d’enquête, plus de garde-à-vue.
Une impunité qui fragilise notre démocratie locale
Annecy, ville soucieuse de proximité et de circuit court dans ses engagements, voit ce texte d’un mauvais œil. La confiance entre forces de l’ordre et citoyens s’effrite déjà. Ce projet de loi risquerait de creuser ce fossé dans une époque où la transparence est plus que jamais nécessaire.
Le collectif mobilisé rappelle que la légitime défense ne peut devenir un bouclier pour masquer des abus. On ne parle pas de fragiliser les agents de police, mais d’éviter une zone de non-droit. Ce genre de texte ferait reculer des années de luttes pour un contrôle démocratique réel.
Les habitants d’Annecy ne veulent pas que leur ville devienne un symbole d’indifférence face aux violences d’État. Le slogan “Non au permis de tuer” résonne comme un appel à une société plus juste et responsable. Pas question de laisser passer cette loi sans élevage de voix.
Source: www.ledauphine.com


