Annecy

Carnet de deuil : Décès d’Arlette Sublet entre Annecy et Sallenôves

Par Claire Palou , le 8 mars 2026 à 06:01 - 3 minutes de lecture
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Arlette Sublet s’est éteinte le 22 février dernier, laissant derrière elle un joli héritage humain entre Annecy et Sallenôves. Née en 1938 à Sallenôves, cette femme a su tisser des liens solides dans sa communauté locale. Un parcours simple, mais riche d’engagement et de proximité.

Arlette Sublet : une vie partagée entre Sallenôves et Annecy

Arlette Martinod est la troisième d’une fratrie de cinq enfants. Elle a grandi dans le quartier animé de Sallenôves, où sa mère tenait l’épicerie Caïfa, un lieu qui respirait la vie de village. Son éducation s’est faite dans une école communale qui, dès 1951, anticipait la mixité scolaire bien avant la loi officielle, preuve que ce petit coin d’Annecy avait l’esprit ouvert.

Adolescente, Arlette partageait les sorties au bal du dimanche, souvent en Vespa, tous vêtus de marinières, dans une ambiance simple et festive. C’est aussi là qu’elle commence à poser les bases d’une vie modeste mais solide, en lien avec sa communauté.

De l’hôpital de Saint-Julien à Annecy : une rencontre décisive

Arlette débute sa carrière comme dame de salle à l’hôpital de Saint-Julien. Là, le destin la mène vers Bernard Sublet, un patient hospitalisé après un accident de moto. Leur rencontre se conclut par un mariage en 1964, puis une installation à Annecy où naissent deux enfants, Rachel et Lionel.

Elle poursuit sa vie professionnelle dans les cafés Gallay, en plein centre d’Annecy, un endroit où le contact humain est quotidien et chaleureux. Son attachement local se traduit par un investissement dans les associations de la région.

Un engagement local à toute épreuve

Au-delà de son travail, Arlette s’investit durant quarante ans comme trésorière du club des majorettes de Cran-Gevrier, devenu twirling bâton. Cet engagement, loin d’être anodin, montre une femme de terrain, aimant le concret et les responsabilités. Elle tenait ses comptes avec des cahiers et des stylos, résistant à la numérisation.

Son attachement au local se voit aussi dans sa maison d’Aviernoz, un chalet bricolé de leurs mains pour passer vacances et week-ends. Rien de clinquant, juste une ode à la sobriété et à la simplicité, valeurs qui résonnent fort dans le monde d’aujourd’hui.

Voyages et racines : le juste équilibre

Retirée de sa carrière, Arlette découvre le monde autrement. Elle parcourt la Chine, l’Égypte, la Guadeloupe… mais jamais sans oublier ses racines. Chaque mardi, elle retourne à Sallenôves pour retrouver les Amis du Temps Libre, un cercle d’amitiés solidifié au fil des années.

Elle partage ces moments avec Bernard, son mari, et Gérard Pavarino, un ancien Sallenôvien voisin. Ces retrouvailles hebdomadaires sont bien plus que de simples rencontres : elles sont le témoignage d’une vie qu’on voudrait ralentir, mêlant fidélité et convivialité.

Un dernier au revoir qui fait écho

Le 22 février 2026, Arlette s’en est allée, à peine 17 jours après Gérard, lui aussi un pilier des Amis du Temps Libre. Deux départs qui laissent un vide palpable dans cette petite communauté.

Les hommages affluent sur Libra Memoria, où chacun peut déposer un message ou un souvenir. Ce carnet de deuil rappelle que la force d’une vie réside dans les liens qu’elle tisse, dans la constance d’un engagement simple et dans la chaleur du local.

Source: www.ledauphine.com

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Claire Palou

Claire Palou

Claire Palou est une jeune femme passionnée par l'écologie et les énergies renouvelables. Elle adore la nature et s'implique activement dans des activités de plein air comme la randonnée et les balades.

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