Au lendemain de la Fête du Lac, il y a le souvenir des feux, des retours serrés et du Pâquier qui se vide lentement. Et puis il y a ce rappel beaucoup moins spectaculaire, mais franchement utile pour les prochaines grandes soirées au bord du lac: un drone personnel au-dessus de la foule, même “juste pour quelques images”, n’a rien à faire là.
ODS Radio rapporte qu’une jeune femme a été placée en garde à vue après avoir fait voler un drone samedi soir au-dessus du public réuni sur le Pâquier, pendant la Fête du Lac d’Annecy. D’après le média local, l’appareil aurait été neutralisé une première fois par l’équipe spécialisée de la police nationale, avant un nouveau décollage. La scène n’a pas seulement un côté insolite. Elle rappelle surtout une règle de sécurité simple dans ce type de rassemblement: au-dessus d’une foule compacte, le ciel n’est pas un terrain de prise de vue libre.
Ce que disait déjà l’arrêté pour la Fête du Lac
La préfecture de Haute-Savoie avait cadré le sujet avant le spectacle. Dans sa page consacrée à la Fête du Lac 2026, mise à jour le 30 juillet, elle indiquait que l’utilisation des aéronefs télépilotés, les drones, était strictement interdite dans les périmètres prévus pour l’événement, hors usage autorisé des forces de sécurité et de secours.
Le dispositif ne visait donc pas seulement la circulation ou les bateaux. Il couvrait aussi le ciel autour du Pâquier, du lac et des secteurs sensibles de la soirée. La préfecture précisait également que les contrevenants s’exposaient aux sanctions prévues par le Code des transports. Dit autrement: le fait que l’on possède un drone léger, pliable, facile à lancer depuis une pelouse ou un quai, ne change rien à l’interdiction quand le périmètre est fermé.
Pourquoi le réflexe “je filme de loin” ne tient pas
Sur le papier, on comprend la tentation. La Fête du Lac donne envie de prendre de la hauteur: le feu, l’eau, les tribunes, les pelouses, la baie d’Albigny. Mais sur place, le problème commence dès que l’appareil passe au-dessus ou à proximité du public. Une perte de contrôle, une batterie qui lâche, un retour automatique mal réglé, un survol trop bas: dans une foule dense, le risque n’a plus rien de théorique.
C’est aussi pour ça que les restrictions ne se lisent pas comme une formalité administrative. Elles évitent de rajouter un objet volant non identifié dans un espace déjà surveillé par la police, la gendarmerie, les secours et les organisateurs. Pendant une soirée comme celle du 1er août, chacun a déjà assez à gérer entre les accès, les mouvements de foule, la météo et les retours. Un drone privé dans le mauvais secteur complique tout.
Le bon réflexe pour les prochains grands rendez-vous
Le plus simple reste de vérifier avant de sortir la télécommande. Pour la Fête du Lac, les règles étaient publiées par la préfecture, avec les mesures de sécurité, de circulation, de stationnement et de navigation. Pour d’autres événements à Annecy, le bon réflexe est le même: regarder les arrêtés ou consignes officielles, puis renoncer au vol si le périmètre rassemble beaucoup de monde ou si une interdiction temporaire est en place.
Si l’objectif est seulement de garder un souvenir, mieux vaut rester sur une photo depuis le sol. Elle sera moins spectaculaire, mais elle ne finira pas en intervention des forces de l’ordre. Et si l’on prépare déjà une prochaine soirée au bord du lac, notre point pratique sur les contrôles, les pelouses et la météo pendant la Fête du Lac reste le bon pense-bête pour éviter les faux départs.
À retenir: l’incident signalé dimanche ne change pas la règle, il la rend simplement plus visible. Autour du Pâquier, quand Annecy rassemble des dizaines de milliers de personnes, un drone privé doit rester au sol.
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