Annecy · Le journal local
Golf du lac d’Annecy : la sortie à caler sans se laisser piéger par la vue

J’ai déjà fait l’erreur de vendre le golf du lac d’Annecy comme une sortie simple : un green, une vue, un verre après, et l’affaire était pliée. Depuis Annecy, c’est justement le genre de raccourci qui finit mal. On regarde le lac, on se dit que Talloires-Montmin n’est pas si loin, puis on découvre trop tard que le créneau, le niveau, le tarif du jour et le retour comptent plus que la carte postale.
Le Golf du Lac d’Annecy mérite mieux qu’une visite improvisée. Le site officiel rappelle le cadre : un parcours de 18 trous, au bord du lac, dans le secteur du Roc de Chère. Sur le papier, c’est magnifique. Dans la vraie sortie, je commence plutôt par une question beaucoup moins glamour : est-ce que je viens vraiment jouer, accompagner quelqu’un, prendre un cours, ou seulement caler un repas dans le coin avant de filer vers Menthon ou Talloires ?
Je vérifie d’abord si la sortie est vraiment faite pour jouer
Le mot “golf” donne parfois l’impression d’une activité qu’on peut consommer comme un belvédère. Ce n’est pas le cas. Un parcours de 18 trous prend du temps, demande une tenue adaptée, un minimum d’organisation et souvent une réservation. Le club affiche aussi un practice, un accueil proshop et des informations de parcours, mais je ne pars jamais du principe que tout sera disponible au moment où j’arrive.
Si la personne qui m’accompagne joue vraiment, je lui demande de vérifier le départ, les conditions du jour et le matériel avant de monter. Si je viens surtout pour l’ambiance, je regarde plutôt les options autour : une promenade côté Menthon, un passage vers Menthon-Saint-Bernard entre château, port et lac, ou une pause plus simple vers Talloires. Ça évite de transformer une envie de vue en attente un peu gênante au bord du parcours.
Les tarifs changent la décision plus vite que la vue
Avant de bloquer une demi-journée, je lis la page des tarifs du Golf du Lac d’Annecy. Au moment de ma vérification, elle distingue les green fees 9 trous et 18 trous, avec des prix différents selon la période et le jour. C’est exactement le type d’information que je ne veux pas découvrir à l’accueil, surtout si la sortie devait rester légère.
Mon réflexe est simple : je vérifie la saison, le format 9 ou 18 trous, les éventuels créneaux particuliers et les compétitions qui peuvent changer l’ambiance. Une partie courte peut suffire si l’objectif est de jouer sans y laisser tout l’après-midi. À l’inverse, si l’idée est de profiter vraiment du site, autant accepter que ce soit une vraie sortie, pas un détour entre deux baignades.
Depuis Annecy, l’accès se prépare avant le départ
Le golf se situe côté rive est, vers Talloires-Montmin. Depuis Annecy, la route peut sembler évidente, mais je la traite comme toutes les sorties de ce côté du lac : je regarde l’heure, la saison et le retour. Un samedi d’été, partir trop tard peut suffire à transformer un trajet agréable en file lente au bord de l’eau.
La fiche touristique de Talloires présente le golf comme un 18 trous au coeur d’un site naturel, proche du lac et des montagnes. Elle rappelle aussi l’intérêt du vélo autour du lac et la présence de stationnement sur place. Je garde quand même le même réflexe que pour l’abbaye de Talloires : je vérifie le trajet réel, pas seulement la distance sur la carte.
Si je ne veux pas prendre la voiture, je regarde les pages de mobilité autour du lac du Grand Annecy. Elles servent surtout à éviter les mauvaises hypothèses : lignes de rive, vélo, bateau selon saison, parkings relais et retours à caler. Je ne conseille pas de venir les mains dans les poches en pensant que “ça passera”. Sur la rive est, le retour est souvent le vrai sujet.
La météo décide parfois à ma place
Sur un green au bord du Roc de Chère, le décor peut faire oublier un détail bête : on reste dehors longtemps. Vent, chaleur, orage, sol humide, lumière qui tombe vite, tout compte. Je vérifie donc la météo comme je le ferais avant de monter au col de la Forclaz. Pas pour dramatiser, simplement pour éviter une sortie trop chère ou trop longue pour le confort réel du jour.
En été, je préfère un créneau qui ne transforme pas la partie en cuisson lente. Après un épisode pluvieux, je vérifie l’état du parcours plutôt que d’imaginer que la pelouse sera automatiquement parfaite. Et si quelqu’un dans le groupe n’est pas joueur, je prévois clairement son plan B : promenade, terrasse, village voisin ou retour plus tôt vers Annecy.
Mon bon test avant de dire oui
Quand tout est clair, la sortie peut être superbe. Mais je ne la cale pas pour “voir le lac”. Je la cale si le niveau des joueurs, le prix, le créneau et le trajet tiennent ensemble. Ma petite checklist tient en cinq questions : qui joue vraiment, combien de trous, quel tarif aujourd’hui, comment on arrive, comment on rentre ?
Si une seule réponse est floue, je ralentis. Le Golf du Lac d’Annecy est un beau spot, oui. Justement, ce serait dommage de le rater pour une raison bêtement pratique : une réservation oubliée, un retour mal calé ou une addition plus haute que prévu.


