Jeudi 26 février, un petit groupe a bien secoué le dernier conseil communautaire du Grand Annecy. Une quinzaine d’agents réunis par Force Ouvrière ont rappelé un dossier brûlant, laissé en plan. Pas question de laisser tomber les droits des agents sans réagir !
Un dernier conseil communautaire marqué par une contestation ciblée
L’ambiance était électrique à l’Imperial Palace où les élus du Grand Annecy se retrouvaient pour boucler leur mandat. Une quinzaine d’agents, venus de la Ville et de l’Agglomération, se sont fait voir, un peu comme un coup de semonce. Ce n’était pas juste pour faire du bruit, mais pour porter un message précis, fort et clair.
Ce collectif, soutenu par le syndicat Force Ouvrière, vient défendre un point qu’ils jugent crucial. Ils mettent en avant l’oubli d’un dossier important : la prime retraite des agents, une vraie galère pour 4 000 salariés et retraités concernés.
La prime retraite disparue sans remplaçant, une erreur qui coûte cher
Cette prime était accordée par le groupement réunissant le personnel de la ville et de l’agglomération. Un filet de sécurité pour nombreux agents, actifs et retraités. Pourtant, la Chambre régionale des comptes avait recommandé en 2023 de la supprimer, avec un plan clair : la finir en décembre 2026, en mettant en place un autre dispositif.
Sauf que la nouvelle équipe n’a pas tenu ses promesses. La prime a été supprimée brutalement dès décembre 2025, sans aucune compensation. C’est un vrai coup de massue, un manque de respect pour ces agents qui attendent une réponse depuis trop longtemps.
Appel à renouveler un dialogue social devenu indispensable
Didier Chagny, délégué FO, ne mâche pas ses mots : il faut reprendre rapidement les discussions sur ce dossier. Avec le nouveau mandat, il est urgent de recréer un terrain d’entente. Ignorer la situation ne fera qu’amplifier les frustrations et mettre en danger la cohésion au sein des collectivités locales.
Il ne s’agit pas de faire du bruit pour le plaisir, mais de rétablir un équilibre nécessaire. Trouver une nouvelle forme de soutien aux agents, voilà ce qu’exige ce mouvement. Le tout dans un contexte où la sobriété budgétaire pousse à réinventer les aides sociales sans sacrifier la dignité des agents.
Pourquoi ce dossier est aussi crucial pour le climat social local
Ce dossier dépasse la question financière. C’est aussi un symbole. La prime retraite représentait une reconnaissance de l’engagement des agents durant leur carrière. La couper nette sans préparation équivaut à passer outre le respect dû aux services rendus. Cela fragilise la confiance envers la collectivité.
Ce genre de coup dur peut provoquer un effet domino : moins d’implication, moins d’envie de s’investir, et des tensions qui s’installent durablement. Dans une époque qui demande plus de résilience et de soutien mutuel, on aurait tort de minimiser ces signaux d’alerte.
Retour sur un dialogue social à reconstruire en urgence
On ne va pas se mentir, la période n’est pas simple. Les collectivités grapillent chaque euro pour maintenir leurs services. Pour autant, stopper une prime sans re-proposer une alternative, c’est un mauvais calcul politique et humain. Une approche locale, respectueuse, c’est possible. Ça demande juste un peu de volonté et de bon sens.
Cette quinzaine de manifestants l’a bien prouvé : il est hors de question de laisser passer ce genre de choses sans riposter. Cela sert aussi à rappeler que les luttes sociales ne peuvent pas être mises en pause juste parce qu’il y a un changement d’équipe. Ce dossier doit revenir sur la table, tout simplement.
Source: www.ledauphine.com
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