Haute-Savoie : le gérant du bar de Crans-Montana reconnu coupable à Annecy d’incitation à la prostitution après un incendie
Cinq jours après le drame de l’incendie au bar de Crans-Montana, où 40 personnes ont perdu la vie, un volet choc de l’affaire éclate en Haute-Savoie. Jacques Moretti, gérant de l’établissement, sort de l’ombre judiciaire à Annecy. Sa condamnation pour incitation à la prostitution ressurgit, jetant une lumière trouble sur le passé du patron.
Le feu ravageur a frappé la station suisse lors de la nuit du Nouvel An en 2026. Depuis, l’enquête suisse avance pendant que le passé français de Moretti se rappelle à nous. Ce personnage corse, au profil trouble, gère plusieurs établissements dans la région, mais sa mémoire judiciaire n’est pas neuve.
Haute-Savoie : l’ombre judiciaire de Jacques Moretti resurgit après l’incendie de Crans-Montana
On ne peut nier que le nom de Jacques Moretti fait polémique. En 2008, il fut condamné par le tribunal correctionnel d’Annecy pour incitation à la prostitution. Ce n’était pas un fait isolé, mais lié à un réseau qui faisait “recruter” des jeunes femmes en France pour un salon de massage érotique à Genève.
L’affaire dite des “rendez-vous des chauds lapins” avait d’ailleurs démarré grâce à la collaboration entre la police française et suisse. Moretti et deux complices, surveillés sur écoutes, avaient nié les faits. Pourtant, l’enquête a révélé un système bien rodé, malgré la complexité entre lois françaises et suisses.
Un passé judiciaire à Annecy qui soulève plus de questions que de réponses
Malgré la condamnation, Moretti est resté un personnage discret, même si interdit de gérer une société en France. Son avocate se souvient d’un homme “courtois et affable” qui vivait à Bonifacio. Elle avait plaidé la relaxe, pointant des failles juridiques et soulignant notamment l’absence de plainte des jeunes femmes.
Mais la réalité est plus complexe ! La prostitution étant légale en Suisse, la poursuite des faits en France n’était pas évidente. Pourtant, son activité dans le canton du Valais, où il détient plusieurs établissements, montre qu’il a continué dans le milieu, cette fois ouvertement.
Crans-Montana : un incendie meurtrier qui fait resurgir un passé sulfureux
Le 1er janvier 2026, le bar Le Constellation a été ravagé par un incendie qui a causé la mort de 40 personnes. La propriétaire, Jessica Moretti, a été brûlée au bras. Elle était sur place, contrairement à Jacques Moretti, qui n’était pas présent ce soir-là.
Le couple est à la tête de plusieurs établissements locaux, dont Le Senso, un bar-restaurant, et Le Vieux-Chalet, une auberge corse à Lens. Depuis le drame, leur silence est pesant, teinté d’un choc profond. Une enquête parallèle est menée par le parquet de Paris dans le but d’appuyer les investigations suisses.
Entre haute montagne et zones d’ombres judiciaires
Crans-Montana, station huppée, a vu en ce début d’année 2026 un événement tragique sans précédent. Cette histoire rappelle qu’au-delà des pistes de ski et des flocons, certaines réalités sombres cohabitent. C’est un peu comme voir une avalanche venir de la justice : lente mais implacable.
Les autorités cherchent à comprendre le scénario complet. Mais la lourde histoire de Moretti n’aide pas à faire table rase. On ne peut pas ignorer que cet homme a déjà roulé sa bosse dans des domaines pas très nets. Chose qu’on aimerait éviter quand on se projette sur un futur plus sobre et résilient dans nos territoires.
Source: www.ledauphine.com











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