Annecy · Le journal local
Haute-Savoie : Un traileur annécien s’aventure dans l’obscurité, un entraînement au-delà du simple plaisir

Quand Annecy s’endort, certains repoussent leurs limites loin des lumières. Maxime Stoertzer, traileur passionné, choisit l’obscurité pour affiner sa préparation. C’est loin d’être un simple caprice nocturne.
Haute-Savoie : un traileur annécien s’entraîne dans le silence de la nuit
Il est 21 heures, les rues d’Annecy se vident, les volets se ferment. Pourtant, sur les pentes du Mont Veyrier, Maxime s’équipe. Lampe frontale vissée, écouteurs branchés, il s’engage dans la forêt. La ville semble loin, presque irréelle. Une course de huit kilomètres en montée et descente l’attend, au cœur d’une nature plongée dans le noir.
C’est un choix de terrain et de temps : l’obscurité transforme radicalement le paysage. C’est là que le trail change de nature. Plus qu’un plaisir, c’est une école de la maîtrise de soi et de l’adaptabilité. Maxime prépare des courses exigeantes comme la MaXi Race ou la SaintéLyon.
Un entraînement taillé pour la résilience et la performance
Courir la nuit, ce n’est pas pour frimer. C’est gérer ses peurs, ses limites. Le moindre faux pas se paie cher. Maxime le sait bien, ce combat intérieur l’affûte. On n’apprend pas à écouter la nature dans le vacarme diurne. Ici, le silence amplifie chaque bruissement, chaque respiration.
Il s’agit aussi d’habituer son corps et son esprit aux conditions réelles des ultras et des trails nocturnes. La SaintéLyon, notamment, impose cette exigence. Ne pas bâcler cette adaptation, c’est indispensable pour tenir le coup.
Annecy by night : quand la ville s’efface, la nature reprend ses droits
Quand le soleil disparaît, Annecy change de visage. La foule s’évapore, laissant place à une autre vie. Des traileurs s’élancent, des pêcheurs guettent en silence. Parfois, ces noctambules deviennent les gardiens d’une ville plus vraie, plus humble.
Pour Maxime et d’autres, c’est ce contact pur avec la montagne, loin des touristes et du bruit, qui nourrit cette passion. Pas de triche possible à la frontale, pas de raccourcis, juste une immersion brute.
Préparer les grandes courses dans l’ombre et le froid
MaXi Race, SaintéLyon, ces épreuves réclament une préparation sans faille. Au-delà du physique, elles testent la ténacité mentale. S’entrainer dans le noir, c’est s’exposer aux imprévus : météo, terrain glissant, froid intense.
Maxime ne s’entraîne pas au hasard. Chaque détail compte. Hydratation, équipement, stratégies de course. Cette rigueur traduit une sobriété sportive, un respect profond pour la nature et ses règles.
Source: www.ledauphine.com


