Municipales 2026 à Annecy : circulation, embouteillages et transports en commun, des enjeux majeurs au cœur de la campagne
À Annecy, la circulation et les transports en commun sont au cœur des débats pour les municipales 2026. Embouteillages, gestion des parkings et amélioration du réseau inquiètent les habitants. Les candidats proposent chacun leurs solutions, parfois bien différentes, pour dessiner la mobilité de demain.
Annecy face à ses embouteillages : une urgence quotidienne
Le matin, Annecy se transforme souvent en un véritable cauchemar pour les automobilistes. Aux abords du centre Courier, les klaxons fusent et les véhicules s’alignent à perte de vue.
En 2024, l’équipe du maire sortant a mis en place un nouveau plan de circulation qui n’a pas calmé les colères. Beaucoup regrettent que les parkings relais n’aient pas été installés en amont pour désengorger la ville.
Une mère coincée dans les bouchons témoigne : “Je suis déjà en retard, ça bouchonne partout, c’est insupportable !”. Clairement, la gestion du trafic n’est pas encore au point.
Des transports publics sous pression, mais des attentes fortes
La Sibra, réseau principal de bus d’Annecy, peine à répondre à la demande. Les usagers réclament plus de bus et des horaires étendus, notamment en soirée et le weekend.
Clara et sa fille Kathy déplorent un manque d’adaptation : “On travaille tard, mais le soir, il y a presque plus rien, on est obligées de prendre la voiture.” L’offre reste insuffisante pour de nombreux travailleurs.
Face à cette situation, les candidats veulent renforcer le réseau en proposant des services nouveaux et mieux cadencés. La mobilité reste un chantier prioritaire.
Des solutions variées au menu des candidats à Annecy
La palette des propositions est large, de la défense du tramway à la préférence pour des lignes de bus à haut niveau de service dites BHNS.
Antoine Armand, député local, défend « une politique de mobilité plus cohérente » avec plus de bus et une restauration du service de nuit du jeudi au dimanche. Cependant, il exclut le tramway.
À l’inverse, Vincent Drême de LFI prône un « développement massif » des transports en commun, dont deux lignes de tramway pour connecter Duingt aux Glaisins et Seynod à Pringy, avec en prime la gratuité financée par les entreprises.
Un débat animé sur le tramway et les parkings relais
Le tramway fait débat. Daniel-Salem Chiad, ancien salarié de la Sibra, y est farouchement opposé et préfère un audit complet de la circulation. Il milite pour des bus électriques et une amélioration du réseau.
En revanche, Alexandre Mulatier-Gachet, premier adjoint, voit le tram comme un investissement d’avenir, malgré son coût, un outil d’aménagement urbain à long terme. Il promet des lignes BHNS et plus de bus en soirée.
Sur le front des parkings, le RN joue la carte de la facilité avec la promesse de deux grands parkings en cœur de ville. Un retour aux bases pour mieux accueillir les voitures et freiner les bouchons ?
Mobilité au quotidien : un défi humain et économique
Naci Yildirim de Lutte Ouvrière insiste sur le coût du transport pour les travailleurs, souvent contraints à vivre loin et subir des trajets interminables. Pour lui, les entreprises doivent financer une amélioration du réseau pour tous.
Jean-Luc Rigaut, ancien maire, mise sur le BHNS pour fluidifier la circulation et augmenter la fréquence des bus, tout en simplifiant les sens interdits trop nombreux.
Et puis il y a Arnaud, cycliste convaincu, qui invite à repenser la ville “par flux” avec plus de pistes cyclables. Pour lui, la voiture électrique c’est bien, mais le deux-roues est déjà une petite révolution dans la vie locale.
Source: www.francebleu.fr











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