J’ai longtemps classé les Marquisats dans les plages “faciles” d’Annecy. Celle où l’on passe après le centre, où l’on se dit qu’une serviette dans le sac suffit, où l’on peut décider un peu tard que finalement, oui, une baignade ferait du bien. Puis j’ai fait l’erreur un soir de forte chaleur : arriver sans marge, chercher une zone d’ombre, regarder la plage déjà bien remplie, et comprendre que sa proximité avec le centre est à la fois son gros avantage et son vrai piège.
La plage des Marquisats reste un très bon plan si l’on veut se baigner sans organiser une expédition autour du lac. Mais je ne la traite plus comme une plage “au hasard”. Elle demande peu de trajet, c’est vrai. En revanche, elle demande de choisir son moment, de vérifier la surveillance et de savoir comment on repart, surtout avec des enfants ou après une journée déjà longue.
J’y vais pour une baignade simple, pas pour chercher le calme absolu
Le principal intérêt des Marquisats, c’est la simplicité. On reste côté Annecy, on garde le lac sous les yeux, on peut venir à pied, à vélo ou en bus, et l’on n’a pas besoin de traverser toute la rive ouest pour poser la serviette. L’Office de tourisme du lac d’Annecy décrit une plage d’herbe avec douches, sanitaires, petite restauration et clubs nautiques tout proches. C’est exactement ce que l’on ressent sur place : pratique, direct, vivant.
Mais “vivant” veut aussi dire fréquenté. Dès que la chaleur monte, la plage attire les habitants du centre, les familles, les sportifs qui finissent une activité sur les Marquisats et les visiteurs qui veulent éviter les plages plus éloignées. Si je veux lire tranquille deux heures, je ne parie pas sur ce spot en plein milieu d’après-midi. Si je veux une baignade courte, un plongeon après le travail ou une pause avec les enfants sans gros trajet, là oui, elle coche beaucoup de cases.
La surveillance change vraiment la décision
Avant de vendre la sortie comme “facile”, je regarde toujours la période de surveillance. Pour 2026, l’arrêté municipal d’Annecy sur les plages publiques indique une surveillance du 4 juillet au 31 août inclus, de 11h à 19h tous les jours aux Marquisats. Le même arrêté rappelle qu’en dehors de cette période ou de ces horaires, la baignade se fait aux risques et périls des baigneurs.
Ce n’est pas un détail administratif. Avec de jeunes enfants, des nageurs moyens ou une météo qui change vite sur le lac, je trouve que ça doit guider l’horaire. Une baignade à 10h30 peut être agréable, mais elle n’a pas le même cadre qu’une baignade surveillée après 11h. Et le soir, je ne joue pas avec les dernières minutes : si le poste ferme à 19h, je prévois de sortir de l’eau avant, pas de commencer à chercher les brassards et les chaussures à ce moment-là.
À pied ou à vélo, c’est souvent plus malin que de venir en voiture
Les Marquisats font partie des plages où la voiture peut vite gâcher le plan. On a l’impression d’aller “juste à côté”, puis l’on se retrouve à tourner, à surveiller l’heure ou à regretter de ne pas avoir pris le vélo. Quand je peux, je privilégie clairement l’accès doux : la promenade cyclable passe dans le secteur, et la page Mobil’été du Grand Annecy rappelle les solutions autour du lac, entre vélo, bus et bateaux selon les rives.
Depuis le centre, la plage se combine bien avec une marche courte. À vélo, elle fonctionne aussi très bien si l’on vient léger et que l’on accepte de gérer l’antivol, la chaleur et le retour. Je serais plus prudente avec une grosse glacière, une poussette chargée et l’idée de rester toute la journée. Dans ce cas, une plage plus organisée pour une installation longue, comme Albigny, peut être plus confortable selon l’heure et la saison.
Mon bon créneau : court, cadré, avec un plan B météo
Le créneau que je préfère aux Marquisats, c’est la baignade courte et assumée. On sait pourquoi on vient, on ne cherche pas à transformer l’après-midi en journée plage complète, et l’on garde une sortie simple si le ciel tourne. Sur le lac d’Annecy, un changement de vent ou un orage qui approche peut vite casser l’ambiance. J’ai détaillé les signaux à surveiller dans l’article sur les orages autour du lac, et c’est typiquement le genre de réflexe utile ici.
Si la plage est trop pleine, je ne force pas. Je transforme la sortie en balade au bord de l’eau, je pousse vers le centre, ou je garde le lac pour un autre moment. Les Marquisats ont cet avantage : même quand la baignade ne se déroule pas exactement comme prévu, on n’est pas coincé au bout d’une route. On peut repartir facilement, marcher, reprendre le vélo ou enchaîner avec une autre idée.
Ce que je vérifie avant de poser la serviette
Ma petite checklist tient en quatre points. D’abord, l’horaire de surveillance sur la page officielle des plages d’Annecy ou dans l’arrêté de la saison. Ensuite, la météo, pas seulement la température : vent, ciel qui noircit, orage annoncé. Puis l’accès, surtout si l’on vient avec enfants, sacs ou vélos. Enfin, le temps réel que l’on veut passer sur place.
Si l’objectif est une baignade courte près du centre, les Marquisats sont difficiles à battre. Si l’on rêve d’une plage calme, longue, avec installation pour plusieurs heures, je choisirais autrement. C’est ça, le vrai intérêt du lieu : il n’a pas besoin d’être parfait. Il suffit de l’utiliser pour ce qu’il fait le mieux, une parenthèse simple au bord du lac, à condition de ne pas arriver comme si personne d’autre n’avait eu la même idée.
Si l’envie est plutôt de rester sur l’eau sans se baigner, je sépare les sujets : les contraintes ne sont pas les mêmes. Pour ça, j’ai détaillé le bateau sans permis à Annecy. Les Marquisats restent pour moi le plan baignade rapide à garder sous la main, pas le grand programme lac de la journée.
Le fil local continue avec les derniers sujets publiés autour d'Annecy, du lac et de la Haute-Savoie.
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