Trail à Annecy – Les Glaisins : Ronan Callet raconte ses chutes et son combat jusqu’à la ligne d’arrivée
Le trail d’Annecy-Les Glaisins n’a pas seulement mis à l’épreuve les jambes des coureurs, mais aussi leur volonté de fer. Ronan Callet, breton d’origine mais ancré en Savoie depuis 2024, s’est battu corps et âme malgré les blessures. Ses chutes à répétition n’ont pas freiné son élan vers une deuxième place bien méritée.
Un combat intense sur les sentiers escarpés où chaque foulée coûte cher. Pas de bâtons, pas de sac, juste la rage et un mental d’acier. Comment Ronan a-t-il tenu bon ? C’est l’histoire d’une course où l’endurance et la résilience repoussent les limites physiques et mentales.
Ronan Callet face aux défis du trail Annecy-Les Glaisins
Manquer de sensations, se cogner, puis souffrir de crampes : voilà les tracas du coureur pendant le parcours. Pourtant, il a serré les dents jusqu’au bout. Un véritable exploit quand on connaît la difficulté de ce trail. Le terrain parfois traître a transformé quelques sections en véritables pièges où tomber est presque inévitable.
Ronan, sans bâton ni sac, court avec tout dans ses poches. Il refuse les artifices, veut garder un poids minimum pour ne pas freiner l’élan. Ce choix montre une forme d’autonomie assumée. Et peut-être aussi un symbole de simplicité dans un monde où le superflu plombe souvent inutilement.
Un mental à toute épreuve
Être blessé et continuer, c’est presque une autre discipline que le trail classique. Ronan a souffert d’hémorragies superficielles sur lui-même, les doigts abîmés par la lutte contre la nature. Ses chutes à répétition auraient fait capituler plus d’un. Pour lui, chaque pas vers la ligne d’arrivée était un défi, une question de dignité.
Cette course n’est pas qu’un parcours sportif, c’est une leçon de résilience et de détermination brute. Combien ont encore l’énergie de se relever quand le corps lâche ? Ronan l’a démontré en offrant une performance qui dépasse le simple classement.
Annecy-Les Glaisins : un terrain exigeant pour les traileurs
Le parcours du trail est réputé pour son dénivelé et ses passages techniques. Les vues sur le lac d’Annecy et les montagnes environnantes sont hypnotisantes, mais il ne faut pas se laisser berner. La moindre inattention, et c’est la chute garantie. La compétition attire plus de 2100 participants, tous prêts à affronter la montée et à dompter leurs limites.
Le parcours offre plusieurs formats, du 11 km au 32 km, convenant à tous les profils. Ce qui ne facilite pas le jeu des favoris. De ces sentiers abrupts émerge chaque année une lutte acharnée entre passion et endurance. En 2026, Aurélien Dunand-Pallaz a une nouvelle fois dominé, laissant à Ronan une lutte acharnée pour la deuxième place.
Des courses pensées pour tous les niveaux
Outre la performance brute, l’événement met en avant une dynamique collective et festive. En 2026, le Hardloop Trail introduit même un format duo pour que la solidarité s’invite dans la compétition. Ça change de la course individuelle où l’on se bat souvent seul contre soi-même.
Avec l’appui de 220 bénévoles, l’organisation prouve qu’on peut allier rigueur sportive et esprit de communauté. Ça donne au trail cette saveur d’effort partagé et de plaisir simple, loin des paillettes et du bling-bling.
Source: www.ledauphine.com











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